Villes et villages

Lodève

Entre Larzac et Salagou, capitale des hautes terres de l’Hérault, Lodève est située sur le parcours d’une importante route commerciale, Cette ville millénaire allie les témoignages architecturaux d’une ancienne cité épiscopale influente qui fut aussi un important centre textile, et une dynamique de développement s’appuyant sur de prestigieuses manifestations culturelles, la promotion de son terroir et de ses savoir-faire. C’est essentiellement au Moyen-Âge que s’élabore le plan de la ville. En 2006, Lodève a rejoint le réseau national des Villes et Pays d’art et d’histoire qui rassemble 146 territoires labellisés.

Lodève était la capitale d’une tribu Volque (les Lutevani), puis devint la cité romaine Luteva. Elle est l’une des villes-étapes sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette cité, épiscopale jusqu’à la Révolution, est un des centres textiles royaux sous Louis XV (voir ci-dessous). Bâtie au confluent de deux rivières, entourées de collines aux pentes boisées non loin du lac du Salagou et des immenses étendues sauvages du Larzac, Lodève offre la variété que l’on recherche dans l’arrière-pays, ce qui fait la joie des amoureux de nature, marcheurs, cavaliers et vététistes.

A voir, à visiter

Le Musée Fleury. (XVI-XVIIe siècles). Ce musée municipal, installé dans la maison natale du cardinal de Fleury, comporte une partie archéologie et minéralogie ainsi qu’une partie consacrée aux Beaux-arts. Il sert d’exposition à une collection privée comportant des tableaux de Alain Campos, Ofer Lelouche, Odon, Ionas… Il possède un nombre important d’œuvres du sculpteur Paul Dardé. Il y est organisé tous les étés des expositions de peintures. Il expose aussi les stèles discoïdales trouvées à Usclas-du-Bosc.

La manufacture de Tapis. (XXe siècle). Annexe de la Savonnerie, l’origine de la manufacture royale puis nationale de tapis remonte à Henri IV. L’atelier produit des tapis d’après des artistes contemporains tels que Paulin, Hajdu, Lalane, Morellet et réédite des tapis des XVIIe-XIXe siècles. Ces tapis (réalisés entre 4 et 7 ans) sont destinés au Mobilier National pour les bureaux des bâtiments officiels : ambassades, ministères, Palais de l’Elysée. Annexe de la manufacture nationale de tapis des Gobelins, cet atelier perpétue le savoir-faire de la grande manufacture parisienne.

La cathédrale Saint-Fulcran. (XIIIe siècle). Elle est dotée d’une vaste nef et d’un puissant clocher gothiques. Primitivement, la cathédrale était dédiée au Saint martyr Geniez, greffier de la ville d’Arles au IIIe siècle, victime de la persécution de Dioclétien, décapité en 303 (son martyre est représenté sur la clef de voûte de l’abside). Depuis 1410 la cathédrale est placée sous le vocable de Saint Fulcran, évêque rénovateur du diocèse au Xe siècle. Le clocher est orné de quatre grandes statues en haut-relief, qui représentent des saints vénérés au diocèse : Saint Michel, Saint Geniez, Saint Flour (ou Saint Amans) et saint Fulcran. L’édifice est orné d’un nombre de culots, chapiteaux et gargouilles sculptés. Le tympan du portail est néogothique.

• La Halle Dardé (XIXe). Bâtie en 1819 sur l’emplacement de l’ancienne église St-Pierre, elle est inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques en avril 1994. Sa réhabilitation s’est achevée en juillet 1997. La Halle s’ouvre au public et abrite 3 œuvres du sculpteur lodévois Paul Dardé : le Christ aux outrages, un moulage de l’Homme de Néandertal et la Cheminée Monumentale. Cette dernière se distingue par une riche iconographie se référant d’une part aux origines de l’humanité et d’autre part à une illustration des Contes de ma mère l’Oye de Charles Perrault.